17 septembre 2026
Dans les cimetières du Boulonnais, trois pierres se partagent les monuments : le granit, de loin le plus fréquent depuis les années soixante ; le marbre, sur les tombes plus anciennes ou plus ornées ; et la pierre bleue, celle des vieux monuments du Nord et de Belgique. Elles ne se nettoient pas pareil, et l'erreur la plus courante est de traiter les trois comme du granit.
Le reconnaître : une pierre mouchetée, grise, rose, noire ou verte, avec des grains visibles, souvent polie comme un miroir. Il ne se raye pas à l'ongle ni au couteau.
Ce qu'il supporte : presque tout. Le savon noir, les nettoyants pour pierre, les anti-mousses, le brossage souple. C'est la pierre la plus facile.
Ce qu'il ne supporte pas : les acides, qui matent le poli, et la haute pression, qui laisse des traces circulaires. Et la javel, qui le blanchit par plaques sur les teintes sombres.
Le point faible du granit, ce n'est pas la pierre, ce sont ses joints.
Le reconnaître : une pierre plus unie, blanche, grise ou veinée, au toucher plus doux, souvent un peu sucrée en surface sur les vieux monuments. Une goutte de vinaigre y fait une petite effervescence, c'est le signe du calcaire.
Ce qu'il supporte : l'eau, le savon neutre, le brossage très doux, les produits à pH neutre prévus pour le marbre.
Ce qu'il ne supporte pas : tout ce qui est acide, même le vinaigre et le citron des recettes de grand-mère, qui le rongent et le matent. Les abrasifs, qui le rayent. Les anti-mousses trop forts. Un marbre ancien se nettoie à l'eau et à la patience.
La reconnaître : une pierre gris-bleu, sombre quand elle est mouillée, plus claire quand elle est sèche, avec parfois de petits fossiles visibles. C'est un calcaire dur, la pierre des seuils et des vieux monuments du Nord.
Ce qu'elle supporte : le brossage, le savon, les nettoyants neutres. Elle est plus robuste que le marbre.
Ce qu'elle ne supporte pas : les acides, comme tout calcaire, et les taches grasses qui s'y incrustent. Le lichen l'aime particulièrement, et il faut du temps pour l'en débarrasser.
Quand on n'est pas sûr, deux gestes : essayer le produit sur une face cachée, au dos de la stèle, et attendre un jour. Et en cas de doute persistant, l'eau et le savon noir ne font de mal à aucune des trois.
Reconnaître la pierre est la première chose que nous faisons devant un monument, et le produit vient après. C'est ce qui distingue un nettoyage adapté d'un nettoyage qui abîme, et c'est la raison pour laquelle nous demandons une photo avant tout devis. Voir nos prestations.